Responsable Marketing Digital au Cameroun : Mon Nouveau Chapitre chez Lin Business
Bonjour les amis, j’espère que vous allez bien.
Je sais que j’ai été assez absent durant le mois d’août. Quelques petits soucis, beaucoup de travail, et surtout, un virage professionnel qui a occupé toute mon énergie. Je vous dois des explications, alors installez-vous, je vous raconte tout.
Un silence qui n’était pas un abandon
Quand on gère un blog personnel, une audience finit toujours par s’attacher à votre rythme. Vous publiez régulièrement, les gens s’habituent, et puis un jour, le silence s’installe. Ce silence-là, je ne l’ai jamais voulu comme un abandon. C’était plutôt une absorption totale dans quelque chose de plus grand que moi en ce moment précis.
Parce qu’en parallèle de mes petits soucis personnels, j’étais en train de vivre l’un des tournants les plus importants de ma carrière de marketeur. Et ce tournant, je pense qu’il mérite d’être raconté dans les moindres détails, parce qu’il porte en lui une leçon que je veux transmettre à chacun de vous : la compétence n’a pas d’âge.
Le grand tournant : mon nouveau poste de Responsable Marketing Digital
Depuis le lundi 3 mai 2026, j’ai été recruté par une holding en tant que Responsable Marketing, avec, à terme, une évolution prévue vers un poste de directeur du groupe. Pour des raisons personnelles, j’ai choisi de conserver pour l’instant le rôle de Responsable Marketing. Mais l’essentiel n’est pas dans le titre : il est dans la responsabilité qu’on m’a confiée.
L’entreprise s’appelle Lin Business. C’est une holding composée de trois filiales, chacune avec son propre positionnement, son propre marché, et ses propres défis.
Qui est Lin Business ?
Avant d’aller plus loin, je pense qu’il est important de vous présenter la structure dans laquelle j’évolue désormais. Lin Business n’est pas une entreprise unique, c’est un écosystème. Et gérer un écosystème demande une approche marketing très différente de celle qu’on applique à une seule marque.
Lin Market
Lin Market est une marketplace généraliste. On y retrouve des produits de tout genre, ce qui en fait une plateforme au positionnement large, avec une audience très diversifiée à séduire. C’est un vrai défi de communication : comment parler à tout le monde sans diluer le message ?
Lin Beauty
Lin Beauty évolue dans le secteur de la cosmétique. Un marché exigeant, émotionnel, où l’image compte presque autant que le produit lui-même. Ici, le storytelling visuel et la crédibilité de marque sont non négociables.
Lin Distribution
Lin Distribution propose des produits en gros et en détail, à destination des grossistes, des particuliers, des petits vendeurs indépendants, des professionnels et bien d’autres profils. C’est le pôle B2B et B2B2C du groupe, celui qui demande une stratégie de conversion plus directe, plus orientée volume et relation commerciale.
Ma mission au sein du groupe
Ma mission chez Lin Business est claire, et honnêtement, elle est excitante :
- Mettre de l’ordre dans l’organisation existante
- Professionnaliser la méthode de travail et de communication
- Structurer la stratégie de communication et de media buying
- Augmenter le chiffre d’affaires de l’entreprise, filiale par filiale
Ce n’est pas un poste où on me demande de gérer une page Facebook au jour le jour. On me demande de bâtir un système. Une machine qui tourne, qui génère des résultats mesurables, et qui peut être répliquée sur chacune des trois filiales.
Comment tout a commencé : le récit d’un recrutement pas comme les autres
Ce qui rend cette histoire particulière, ce n’est pas seulement le poste. C’est la manière dont tout s’est enchaîné.
Après mon départ de mon ancien employeur, je n’avais pas vraiment prévu de retourner travailler pour une entreprise. J’étais plutôt dans une phase de freelance, de projets personnels, de réflexion sur la suite. Et puis, un jour, les équipes de Lin Business m’ont contacté.
Un entretien, puis un silence… venu d’eux
On a fait l’entretien classique. Rien d’extraordinaire jusque-là. Mais après l’entretien, quelque chose d’inhabituel s’est produit : ce sont eux qui m’ont laissé un délai de réflexion, pour que je puisse décider, en toute tranquillité, si oui ou non j’allais travailler avec eux.
Quand ce sont les employeurs qui attendent la réponse
D’habitude, dans le monde professionnel que je connais, c’est l’inverse qui se passe. Ce sont les candidats qui attendent. Qui relancent. Qui espèrent un retour. On patiente des jours, parfois des semaines, sans nouvelles, en se demandant si on a été retenu ou déjà oublié.
Là, c’est l’employeur qui a pris le temps d’attendre ma décision.
Ça peut paraître anodin, raconté comme ça. Mais pour moi, ça a été révélateur. Ça m’a profondément touché, et ça m’a fait comprendre à quel point cette entreprise met l’humain au centre de sa gestion. Une entreprise qui respecte le temps de réflexion d’un candidat, c’est une entreprise qui, très probablement, respectera aussi le temps et le travail de ses employés une fois qu’ils seront en poste.
C’est ce genre de détail qui, souvent, en dit plus long sur une culture d’entreprise que n’importe quelle plaquette de présentation.
La première semaine : nettoyage total et refonte de l’image de marque
Une fois la décision prise et l’intégration effectuée, je ne suis pas parti dans les grandes théories. Je suis passé directement à l’action.
Ce que j’ai trouvé en arrivant
En arrivant, les différentes pages officielles de l’entreprise portaient les stigmates d’une communication non structurée : des vidéos amateurs, des visuels bricolés, une image qui ne reflétait absolument pas le sérieux et le potentiel réel du groupe. C’est un scénario que je connais bien, et que beaucoup d’entrepreneurs camerounais vivent : le produit est bon, l’ambition est réelle, mais la communication n’a jamais été pensée comme un véritable levier stratégique.
De l’amateurisme au professionnalisme
En une semaine, j’ai fait un nettoyage complet et total. Toutes les vidéos et visuels amateurs ont été supprimés. J’ai produit des vidéos de qualité, accompagnées de visuels ultra qualitatifs et professionnels, pour donner enfin une véritable image de marque au groupe et à chacune de ses filiales.
Ce n’était pas un simple lifting esthétique. C’était une remise à niveau complète de la manière dont Lin Business se présente au monde. Parce qu’aujourd’hui, sur un marché de plus en plus saturé, la première impression visuelle décide souvent si un prospect va vous faire confiance ou passer son chemin.
38 000 FCFA investis, 250 500 FCFA générés : le detail d’une semaine
Voici la partie que j’avais hâte de vous partager.
En une seule semaine de campagne Facebook du 10 au 16 août avec un budget de seulement 38 000 FCFA, nous avons généré un chiffre d’affaires de très exactement 250 500 FCFA, grâce aux stratégies mises en place.
Hasard ou stratégie ?
Hasard ? Je ne pense pas.
Bonne stratégie de travail ? Je dirais oui, clairement.
Ce résultat n’est pas tombé du ciel. Il est le fruit d’un travail structuré : une image de marque assainie, un ciblage réfléchi, des créas pensées pour convertir, et une méthode de media buying appliquée avec rigueur plutôt qu’à l’instinct. C’est exactement ce type de résultat que je veux répliquer, mois après mois, sur les trois filiales du groupe.
Ce qui est intéressant, c’est que ce genre de performance n’est plus une exception isolée sur le continent. Le marché de la publicité digitale en Afrique subsaharienne est projeté pour atteindre 3,5 milliards de dollars d’ici 2027, porté par plus de 570 millions d’Africains désormais connectés à internet. Le potentiel est réel, à condition d’avoir la bonne méthode pour l’exploiter.
Ce que cette opportunité dit de ma carrière et de l’entrepreneuriat africain
Je vois ce nouveau poste comme un véritable bond dans ma carrière de marketeur.
L’âge ne devrait jamais être une barrière à la compétence
Dans beaucoup d’entreprises où j’ai eu à travailler par le passé, j’étais systématiquement positionné en second. Jamais aux commandes. Toujours sous la supervision de quelqu’un, même quand mes idées et mes résultats parlaient d’eux-mêmes.
Ici, chez Lin Business, on m’a directement propulsé à un poste de responsabilité, parce que le CEO croit en moi et en mes compétences.
Il n’a pas regardé mon âge. Il n’a pas vu le fait que je sois jeune comme un obstacle. Il a vu mes compétences. Des compétences que je mets aujourd’hui au service de sa holding et de ses différentes filiales, pour atteindre les objectifs qui m’ont été fixés.
Miser sur les compétences plutôt que sur l’ancienneté
Cette expérience confirme quelque chose que j’observe depuis un moment sur le continent : l’Afrique est le continent le plus jeune du monde, avec un âge médian autour de 19 ans. Cette jeunesse représente une force de travail immense, mais elle ne peut se déployer pleinement que si les décideurs acceptent de faire confiance aux compétences avant l’ancienneté.
Les organisations panafricaines et internationales, y compris l’Organisation Internationale du Travail à travers ses programmes conjoints avec l’Union Africaine, placent d’ailleurs l’emploi des jeunes au cœur de leurs priorités stratégiques pour les prochaines années. Ce que j’ai vécu chez Lin Business, c’est cette vision-là, appliquée concrètement, à mon échelle.
Et c’est peut-être ça, le vrai message de cet article : arrêtons d’attendre d’avoir « l’âge » pour prendre notre place. Si vous avez les compétences, si vous avez travaillé pour les développer, il existe des employeurs et de plus en plus prêts à vous faire confiance dès aujourd’hui.
Ce qui m’attend chez Lin Business
La suite s’annonce dense, et je compte bien vous en faire vivre chaque étape : structurer une stratégie de media buying performante sur les trois filiales, professionnaliser durablement la communication du groupe, former les équipes internes aux bonnes pratiques, et surtout, transformer ce premier résultat de 250 500 FCFA en une tendance stable, mois après mois.
Conclusion : la suite de l’aventure
Voilà pourquoi j’étais absent en août. Pas par manque d’envie de vous parler, mais parce que je construisais quelque chose qui, je le sens, va marquer un vrai tournant dans mon parcours professionnel.
Je vous partagerai régulièrement mon aventure au sein de Lin Business : mes expériences professionnelles, mes apprentissages, mes réussites, et sans doute aussi mes difficultés, parce que c’est ça aussi, la réalité entrepreneuriale. N’hésitez pas à vous abonner et à rester connectés pour la suite. C’était ABANDA Camille… ciao 🌹
